On apprend ainsi que 43 mineurs (24 garçons et 19 filles) se sont suicidés en 2007. C'est 8 de moins qu'en 2006 (51). 44 % d'entre eux avaient entre 13 et 16 ans et près de 49 % entre 16 et 18 ans. Comme chaque année, les suicides de mineurs restent marginaux par rapport à ceux des majeurs, qui ont été 3 899 à mettre fin à leurs jours en 2007.
Toujours selon cette "note de service" du 13 mars, signée d'Éric Le Douaron, "patron" des quelque 80 000 policiers de la DCSP, il y a eu par ailleurs 87 010 fugues (45 % de garçons, 55 % de filles). Plus de 80 % de celles-ci l'ont été "d'un foyer de placement" et près de 17 % d'un domicile parental. La majorité (61 %) a duré moins de 24 heures et 19 % se sont situées entre 24 et 48 heures. Plus de 10 % des fugueurs ont été retrouvés par les forces de l'ordre et près de 79 % sont rentrés d'eux-mêmes.
La note recense aussi 209 faits de "violences volontaires avec arme ou ayant entraîné une interruption totale de travail (ITT) supérieure à 8 jours" (-12,18 % par rapport à 2006) contre des personnels de l'Éducation nationale. À plus de 90 %, ces faits se sont déroulés au sein des établissements scolaires. Dans 8 cas, ils ont été commis avec arme à feu, dans 6 avec une arme blanche, et dans 115 cas sans arme. Par ailleurs, 1 122 violences volontaires avec légère ITT ont été enregistrées contre les personnels de l'éducation ainsi que 58 actes "à caractère raciste ou antisémite". Les violences volontaires avec ITT supérieure à 8 jours visant les élèves ont été, elles, de 1 365 (en baisse de 11,76 %) et celles sans ITT de 8 032.
764 faits de viols, attentats à la pudeur et agressions sexuelles à l'encontre des élèves ont été répertoriés en 2007 dont plus de 65 % dans les établissements scolaires, ainsi que 89 actes antisémites et racistes. La DCSP a traité 11 procédures pour bizutage et 273 autres pour port d'arme en milieu scolaire.
Concernant le racket scolaire, il y a eu 1 441 faits (- 7,51 %) et 1 452 auteurs identifiés (+ 32,84 %) dont plus de 89 % sont mineurs et en majorité des garçons de 13/16 ans. 32 % de ces rackets ont été relevés dans les établissements scolaires, 49 % aux abords, le reste dans les transports scolaires. Il y a eu 2 015 élèves victimes de ces rackets dont une majorité âgée de 13/16 ans et, à 79 %, des garçons.
Dans un chapitre consacré aux "mineurs victimes", la DCSP relève que 37 ont été victimes d'homicides volontaires dont 32 intrafamiliaux. 4 091 cas de "mauvais traitements" ont été identifiés dont 10 ont entraîné la mort. Également, 1 679 mineurs ont été victimes de violences avec ITT de plus de huit jours, dont 353 intrafamiliales. 20 473 faits de violences avec ITT de moins de huit jours, dont 4 888 cas en milieu familial, ont été recensés.
Les enlèvements ou soustractions d'enfants ont été au nombre de 2 629, dont 2 259 par ascendant. 40 excisions ont été dénombrées.
2 951 viols sur mineurs ont été recensés, dont 1 202 intrafamiliaux, et 6 205 agressions sexuelles dont 2 121 intrafamiliales.
S'agissant de stupéfiants, plus de 385 mineurs ont été "mis en cause" pour trafic, 9 876 pour consommation (du haschich dans plus de 95 % des cas).
